L'intégration sociale des étrangers dans le Diois

Publié le par immigrationdrome.over-blog.fr

Les différentes vagues d'immigrés arrivés dans la Drôme entre 1900 et 1945, se sont plus ou moins bien intégrés socialement. Pour la plupart des italiens, tout comme les espagnols, ils ont réussi à s'intégrer grâce au mariage mixte, plus de 150 pour les italiens soit 16% des familles en 1926. Ce désir d'intégration s'est fait ressentir par leur naturalisation, surtout après la seconde guerre mondiale, 255 naturalisations italiennes en 1926 et un millier dix ans plus tard grâce à la loi de 1927 qui permet aux enfants d'étrangers de devenir français. Cependant les italiens naturalisés devaient faire un service millitaire comme tous les français. La population drômoise a fait des efforts afin d'intégrer ces étrangers, mais en raisons de leurs venues, les italiens connurent quelques cas de racisme ordinaire : " macaronis, rital ... ". De plus, la crise économique des années 1930  ne fut pas un facteur d'intégration sociale favorable aux immigrés.

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Contrairement à d'autres immigrants tels que les arméniens, les italiens ne ressentaient pas le besoin de se regrouper. On peut expliquer cela par le fait que l'Italie se soit unifiée que depuis peu de temps, le sentiment d'appartenance à sa nation n'était pas répandu. D'autant plus que chaque région italienne parlait son propre dialecte.


Comme nous montre ce témoignage de Louis Passera, un transalpin : « les étrangers ce n'est pas nous, ce sont les arméniens »

« Moi même je ne parle ni piémontais ni italien. A l'école, je faisais tout pour cacher mes origines, je voulais apparaître comme un français » Des témoignages comme celui ci sont nombreux, la plupart des étrangers souhaitent se fondre dans la société française rapidement. Les mariages mixtes sont de plus en plus nombreux au cours des années. Pour les espagnols, la Drôme étant un département contenant majoritairement des communes de gauche, ils ne connurent pas de difficultés majeures pour se socialiser. Cependant, plus au sud,  les catholiques, partisans du régime de Franco, percevaient les réfugiés comme des « rouges » ou des « républicains ».

 

 

 

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