L' évolution du nombre d'Italiens dans la Drôme de 1900 à 1945
Avant la première guerre mondiale, le recensement de 1911 montre que les étrangers ne représentent que 0.75% de la population totale dans la Drôme, mais les italiens sont les plus nombreux et représentent plus de 70% des étrangers du département. En 1921 le taux d'étrangers dans le département est toujours inférieur à 1% mais les différents recensements indiquent que ce taux a doublé en 1926 et triplé dix ans plus tard. Parmi les quarante nationalités étrangères dans la Drôme les italiens sont toujours majoritaires mais le nombre de réfugiés arméniens devient de plus en plus important surtout à Valence.
Le nombre d'italiens est toujours en augmentation, entre 1911 et 1936 sauf dans l'immédiat après-guerre. Plusieurs italiens ont en effet rejoint l'armée italienne et tous ne sont pas revenus des combats, d'autres sont restés dans leur pays d'origine. Entre 1911 et 1926 le nombre d'italiens a quasiment doublé pour atteindre 3586 personnes auxquelles il faut ajouter plus de 900 Italiens naturalisés français.
| Drôme | 1901 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 |
| Population totale | 297321 | 190894 | 263509 | 263750 | 267080 | 267281 |
| Étrangers | 1644 | 2187 | 2384 | 5549 | 7725 | 7262 |
| Italiens |
| 1587 | 1365 | 2951 | 3576 | 3586 |
| Arméniens |
| 0 | 16 | 1233 | 2378 | 2199 |
Les italiens se dispersent dans les 378 communes du département, treize communes comptent plus de quarante transalpins et quatre en recensent plus de cent : Crest, Montélimar, Romans et Valence.
A Romans, on retrouve la majorité des italiens dans la vieille ville entre l'Isére, le cours Bonneveaux et la place Jean Jaurès.
A Montelimar, seulement un tiers des transalpins habitent dans la vieille ville, les autres sont répartis dans des quartiers périphériques.
A Valence, 23.5% des italiens demeurent dans la vieille ville et la basse ville, les autres résident dans des quartiers comme Chateauvert, Polygone, Saint Jacques.