Pourquoi sont-ils venus ?

Publié le par immigrationdrome.over-blog.fr

Dès la fin du XIXeme siecle, de nombreux étrangers s’installent dans le département de la Drôme. Il s’agit principalement d’une migration de proximité concernant des belges, des allemands, des suisses et surtout des espagnols et des italiens. La plupart migrent pour des raisons économiques et d’autres pour des raisons politiques. La France à la fin du XIXeme siècle sort d’une longue dépression et connait une accélération du développement industriel. De plus la population française connait un vieillissement que ne connaissaient pas les principaux voisins. Dans plusieurs pays, l’importance de la population dépasse les possibilités d’emploi. Dans leur pays d'origine, beaucoup de familles du monde rural vivaient dans des conditions très difficiles et en ville les ouvriers étaient mal payés. Le besoin de main d’œuvre étrangère dans la France et donc dans la Drôme dans les années 1920 est favorables aux migrants.

D’autres sont attirés par la Drôme pour les droits de l’homme. Des étrangers persécutés pour des raisons politiques quittent leur pays pour trouver refuge en France. Pour eux la Drôme devient une terre d’accueil où ils souhaitent vivre en paix.

Une fois en France, les immigrants doivent s’inscrire sur des registres d’immatriculation tenus dans les mairies (loi 1893). En 1917, une carte d’identité est obligatoire pour tout étranger résidant en France, suivie, après-guerre, d’une carte de séjour et d’une carte de travail.

Les italiens qui venaient travailler étaient des saisonniers ou avaient des métiers ambulants, la proximité de la frontière a favorisé les départs des italiens vers la France. La plupart des transalpins émigraient pour trouver des meilleures conditions de vie qu'en Italie mais quelque uns quittent le pays pour fuir le fascisme de Mussolini depuis 1923.

 

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Dès 1890 la démographie française diminue fortement, la France a besoin de main d'œuvre pour effectuer de grands travaux. C'est ce qui motiva les immigrés, entre autre les italiens, pour venir travailler en France. Dans la Drôme les italiens ont participé à la construction du barrage de Bouvante dans les années 1920-1930. Les Italiens ont profité de la relance économique de la France à cette époque pour émigrer. Arrivés en France, la pluspart deviennent maçons ou bucherons, ils exercent leurs métiers à Bouvante, dans le Royans et dans le Diois.

Le secteur de l'agriculture attire aussi les Italiens. Dés 1930, certains vont avoir leur propre exploitation agricole et vont même devenir patron.

Les italiens et surtout les italiennes ont beaucoup travaillé dans les soieries, entre autre celles de l'établissement Guérin et Raymond à Crest, Naëf à Saillans, Boutet et Armandry à Taulignan, Roudet et Franquebalme à Tulette. C'est par Modane que les italiennes, embauchées en Italie pour travailler dans les soiries, prennent des cars affrétés par les soiries. Les italiennes étaient souvent logées dans des « dortoirs-couvents », c'est le cas à Saillans où 83 italiennes se partagent les lits du dortoir n°2 de l'entreprise Naëf en 1911. D'autre travaillent dans l'industrie de la chaussure à Roman (Fenestrier ou Jourdan).

Cependant les italiens connurent des difficultés liées à la crise de 1929. Comme c'est le cas dans les soieries où il n'y a plus que 3% des italiennes alors qu'en 1911 elles représentaient 28% des actifs. Beaucoup de transalpins furent renvoyés de leurs usines ou bien ils passaient après les français, à cause de la loi Laval de 1932, n'autorisant les entreprises qu'à garder 10% des travailleurs étrangers. Pour les italiens, les étrangers sont plustôt les arméniens,(aujourd’hui encore on retrouve dans les origines des habitants à Valence des origines arméniennes (1/10) ).

Mussolini sous sa dictature, va vouloir que tous les italiens reviennent dans leur pays d’origine. Pendant la seconde guerre mondiale, les italiens vont devoir signer un certificat loyaliste. A cette époque, la Drôme comptait 46 nationalités étrangères. Une vague d'immigration italienne s’est faite avec l’essor économique de la France après la guerre. A Valence la plupart des italiens travaillaient dans des usines (boulonneries, pâte industrielles….).On comptait 2994 italiens dans la Drôme en 1954. Ils représentaient 48% des étrangers.

 

 

 

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Publié dans Italie

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